Plan Arbre breton et exemple de coopération Bois Bocage Énergie (Acte II)

Un an après l’inauguration de la plateforme de stockage de plaquettes de bois de la Cuma La Fourragère implantée sur la commune de Martigné-Ferchaud (35), le Président du Conseil Régional de Bretagne, est venu au contact avec les acteurs locaux qui ont su s’organiser en circuits courts sur leur territoire, pour avoir un échange de proximité :

  • la collectivité Roche aux Fées Communauté, moteur de cette initiative qui a su développer les chaufferies bois et réseaux de chaleur sur son territoire et impulser les plantations dans le cadre de Breizh Bocage dès le premier programme,
  • le Collectif Bois Bocage 35, assez peu représenté sur ce territoire jusque-là, qui souhaite continuer à mailler les plateformes sur les secteurs de Laillé et Liffre Cormiers Communauté.
  • les agriculteurs de la Cuma La Fourragère partagent une activité de déchiquetage avec le GIEE Les Belluettes à Iffendic (35) et dont ses adhérents avaient la volonté de développer leur soutien à la filière bois pour continuer à reboiser leurs parcellaires dans le cadre du 3ème programme Breizh Bocage.

AILE a réaffirmé ses propositions de travailler en lien étroit avec le service Agriculture de la Région pour les cinq prochaines années du Plan Arbre :

  • Ré-inciter les agriculteurs ayant de faibles besoins énergétiques (domestiques notamment) mais des ressources abondantes (polyculture élevage) à s’équiper d’une chaufferies bois à la ferme, sachant que ce sont ces profils qui étaient les pionniers il y a 20 ans et qui contribuent encore aujourd’hui à l’approvisionnement en bois géré durablement (collectivités, élevages hors-sol, etc…),
  • Sensibiliser les élus sur l’importance de garantir aux agriculteurs une rémunération équitable du bois de bocage intégrant : les contraintes d’exploitations propres à cette ressource, l’affinage par criblage qui peuvent entraîner des surcoûts de productions sur les chaufferies le nécessitant, mais qui peuvent aussi offrir des débouchés des co-produits (e.g. fines de criblage en litière animale)
  • Former les techniciens Breizh Bocage qui offrent un service de plantation aux agriculteurs et sont, de fait, des relais pour les inciter à réhabiliter la place de l’arbre à la ferme,
  • Intervenir dans les lycées agricoles, pour former les étudiants (BTSA) et sensibiliser les enseignants, en appui notamment à la cellule régionale « Élevages bretons, changements climatiques et attentes sociétales » et au GIP (Groupement d’Intérêt Public) dénommé Breizh Form Agro.

Le Plan Arbre breton n’ayant pas pour vocation de s’adresser exclusivement au secteur agricole et forestier, il vise aussi à développer une meilleure synergie entre les dispositifs régionaux, entre les acteurs et entre les politiques publiques.

L’épuration végétalisée est un sujet à développer qui pourrait répondre aux besoins des collectivités rurales en matière d’assainissement (eaux usées pré-traitées et rejets tertiaires REUSE, boues d’épuration).

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