Comment mieux évaluer la qualité de l’air et l’impact olfactif à proximité des unités de méthanisation ? C’est tout l’enjeu du projet ABAA-Rennes, dans lequel AILE est engagée aux côtés de ses partenaires territoriaux.
Cet automne, une première campagne de mesures a été lancée sur deux sites pilotes :
- Analyses physico-chimiques : pose de tubes passifs pendant deux semaines pour mesurer les concentrations d’ammoniac ($\text{NH}_3$) et d’hydrogène sulfuré ($\text{H}_2\text{S}$). Une seconde session aura lieu à l’été 2027 pour comparer les variations saisonnières.
- Diagnostic olfactif : début octobre 2026, l’équipe des « Nez » d’Air Breizh et la société OSMANTHE ont arpenté les environs des sites pour cartographier les éventuelles odeurs et qualifier la gêne perçue.
Pourquoi croiser ces deux approches ?
Une mesure de concentration chimique ne traduit pas toujours la gêne ressentie, tout comme une odeur ne donne pas la quantité exacte d’un polluant. Combiner ces méthodes permet d’obtenir une vision fidèle de la réalité du terrain.
Les conclusions attendues en 2027 aideront à affiner la connaissance scientifique et à proposer des pistes d’amélioration concrètes pour la filière en Bretagne.

