Les substrats

Les différents types de substrats

Pour être méthanisable, un substrat doit être riche en matière organique biodégradable, en dehors des matières ligneuses (bois) et ne pas comporter d’éléments perturbateurs de la digestion (indésirables, inhibiteurs…).

  • Les déjections animales,  sont sources de bactéries méthanogènes et ont un pouvoir tampon important, mais ont un potentiel méthanogène limité.
  • Les matières végétales agricoles : Produites sur l’exploitation (ensilages de cultures intermédiaires ou fourragères, résidus) ou déchets de silos, les végétaux ont des potentiels méthanogènes intéressants et équilibrent facilement une ration.
  • Les déchets des industries agro-alimentaires : issus d’industries de la transformation du lait, de la viande, des fruits des légumes, brasseries… Ils ont en général un potentiel méthanogène intéressant, mais nécessitent des stockages appropriés.
  • les déchets des collectivités et de la restauration : tontes, feuilles (attention aux ligneux), boues d’épuration, déchets de restauration…

Les CIVE

Dans cette partie :

La production de CIVE (Culture Intermédiaire à Vocation Energétique) permet de produire de l’énergie en limitant la concurrence avec la production alimentaire. Le principe est de produire 3 cultures en 2 ans : 2 cultures alimentaires et une CIVE entre les deux, et ainsi coupler l’intérêt environnemental (et réglementaire) de couverture des sols et de pièges à nitrates avec la production de biomasse.

Quelles espèces choisir ?

Les différences ne sont pas significatives entre les potentiels méthanogènes, c’est essentiellement le rendement par hectare qui fera la différence.

Quels rendements espérer ?

Les rendements sont très dépendants des conditions pédoclimatiques.  Le temps de développement du projet doit être consacré à faire des essais en conditions réelles et estimer au mieux le potentiel de production de l’exploitation. Ce sera aussi l’occasion de commencer un stock pour la première année. Il faut néanmoins viser un objectif minimal de 4 tMS/ha pour rentabiliser les coûts d’implantation et de récolte. Dans de bonnes conditions, on pourra récolter 6 à 7 tMS/ha de moyenne.

Ressources disponibles
Arvalis: Une interculture pour produire de l’énergie

La règlementation

Dans cette partie :

Installations classées pour l’Environnement (ICPE)

La méthanisation relève de la rubrique 2781 des ICPE. Le régime (déclaration, enregistrement, autorisation) est déterminé par la nature et le tonnage annuels des intrants méthanisés :

Déclaration (avec contrôle périodique)EnregistrementAutorisation
2781-1 : Méthanisation de matière végétale brute, effluents d’élevage, matières stercoraires et déchets végétaux d’industries agro-alimentaires.<30 t/jDe 30 à 100 t/j>100 t/j
2781-2 : Méthanisation d’autres déchets non dangereux<100 t/j>100 t/j

Intrants et production d’énergie

Le type d’intrants influe sur les tarifs d’achats de vente de l’énergie, par le biais des primes aux intrants (en cogénération ou en injection)L’incorporation des cultures énergétiques dédiées (maïs, sorgho, betteraves…) est limitée par décret à 15% du tonnage entrant, sur une moyenne triennale glissante.

Ressources disponibles
Le cadre réglementaire et juridique des activités agricoles de méthanisation et de compostage, APESA, Biomasse Normandie, RITTMO. ADEME, 20151,92 MB
Guide d’accession à l’agrément sanitaire pour les traiteur de sous-produits animaux carnés. ADEME, 20182,86 MB
Fiche sur les possibilités de dérogations à l’hygiénisation2,78 MB
Décret sur les cultures énergétiques

Avec le soutien de :

ADEME
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